Aldous Harding – Train on the Island

Avec Train on the Island, Aldous Harding signe l’un de ses albums assez insaisissables. Toujours en collaboration avec John Parish, elle poursuit son travail sur une folk pop étrange et fragmentée, où chaque morceau semble évoluer comme une scène à part entière, changeante et imprévisible.

Les chansons se transforment en permanence, passant de formes épurées à des ruptures plus libres, avec une écriture qui laisse volontairement de l’espace au mystère et à l’interprétation. La voix d’Aldous Harding, tour à tour douce, décalée ou théâtrale, agit comme un personnage multiple au sein même des morceaux.

Enregistré dans une esthétique minimaliste mais riche en nuances, l’album repose sur des arrangements sobres, piano, guitare, textures discrètes, qui renforcent cette impression d’intimité flottante. Le résultat est une musique à la fois accessible et profondément énigmatique, qui refuse de se laisser enfermer dans une écoute unique.

Décrit comme un sommet de sa discographie par plusieurs critiques, Train on the Island confirme Aldous Harding comme une figure majeure de la « pop » expérimentale contemporaine, capable de brouiller les frontières entre folk, théâtre et abstraction.

Un disque profondément singulier, à la fois proche et impossible à saisir complètement.

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